Créer une société d’assurance santé / mutuelle

Créer une société d’assurance santé / mutuelle

Identification d’un besoin

Un plan marketing identifiant les besoins des clients et les raisons pour lesquelles ils se convertiront à la nouvelle mutuelle devra être élaboré. Des groupes de discussion et des études de marché doivent être entrepris pour créer un dossier commercial qui sera non seulement important pour la mutuelle mais aussi pour obtenir le soutien de partenaires tels qu’un gestionnaire de la mutuelle ou un réassureur.

Conception du produit d’assurance

Un avantage de l’approche mutuelle est la possibilité de concevoir des produits d’assurance qui peuvent être adaptés au public potentiel. Toute lacune dans la couverture peut être comblée et les primes peuvent être ajustées en fonction des économies réalisées sur les coûts administratifs et les commissions de vente.

Comme la mutuelle est exposée à un risque pour tout sinistre dépassant ses primes nettes (après déduction des taxes, des frais administratifs et de marketing), une nouvelle mutuelle doit adopter une approche prudente jusqu’à ce que l’impact positif potentiel de la mutualité sur les résultats de souscription de la mutuelle ait été prouvé. 

À moins que les primes ne soient fournies par des réassureurs auxquels la mutuelle cède initialement une partie du risque de souscription, un apport actuariel est normalement nécessaire pour créer les primes initiales. 

Obtenir des conseils juridiques

Le conseil juridique est un élément important dans l’établissement d’une mutuelle car les différents pays auront des réglementations différentes. Si la mutuelle travaille avec un gestionnaire expérimenté dans ce domaine, celui-ci pourra l’aider et lui fournir souvent les conseils nécessaires. 

Protection d’une société d’assurance mutuelle

Les outils de transfert des risques financiers connus sous le nom de réassurance jouent un rôle important dans la protection d’une mutuelle et de ses membres contre les mauvais résultats inattendus de la souscription qui pourraient avoir un effet négatif sur la mutuelle et ses membres. 

Par exemple, il peut être prudent pour une mutuelle de ne pas conserver la totalité du risque de souscription au cours des premières années jusqu’à ce que des modèles de pertes prévisibles aient été établis. 

Par conséquent, une nouvelle mutuelle cherchera souvent à obtenir une réassurance sur la base d’une quote-part (appelée réassurance proportionnelle) où un réassureur paie la même proportion de pertes que celle qu’il reçoit en prime. 

La réassurance en quote-part protège les polices souscrites pendant une période déterminée jusqu’à leur expiration ou leur renouvellement, quel que soit le moment où les pertes surviennent. Selon la méthode des quotes-parts, une mutuelle cède à un réassureur un pourcentage préétabli de sa prime après déduction des commissions administratives et commerciales. Le réassureur accepte alors, à son tour, de payer le même pourcentage de sinistres. 

Une fois qu’un portefeuille est établi et que les modèles de sinistres peuvent être modélisés et prévus, la réassurance en quote-part peut être réduite en faveur d’une réassurance non proportionnelle telle qu’un contrat d’excédent de risque ou d’excédent de sinistre global. 

La réassurance agrégée en excédent de pertes protège le portefeuille global d’une mutuelle contre les mauvaises performances inattendues de la souscription au cours d’une année de souscription donnée. La réassurance globale en excédent de sinistres peut être un outil utile pour gérer le potentiel de pertes additionnelles imprévues de la mutuelle qui pourraient avoir un impact sur ses réserves. 

Financement d’une société d’assurance mutuelle

Les sociétés d’assurance mutuelle étant détenues par les assurés, le financement de la création d’une mutuelle est un défi unique par rapport aux entreprises traditionnelles de démarrage, dans la mesure où le financement par actions n’est pas disponible puisqu’il n’y a pas d’actionnaires. Par conséquent, le financement d’une mutuelle nécessite la recherche de financements auprès d’autres sources. 

Souvent, l’organisme qui démarre la mutuelle dispose de fonds qu’il peut prêter à la nouvelle mutuelle. Ces fonds peuvent ensuite être utilisés pour la commercialisation et l’administration. Il est souvent plus facile de commencer avec un groupe d’intérêt existant qui achète actuellement ses assurances auprès d’autres sources que de cibler un nouveau groupe, car les revenus peuvent être projetés avec plus de précision et servir de levier. 

Nomination d’un conseil d’administration

Les sociétés d’assurance mutuelle sont des sociétés juridiques détenues par les assurés qui désignent le conseil d’administration. Le conseil d’administration nomme ensuite à son tour les dirigeants qui sont chargés de la gestion de la mutuelle. 

Désignation d’un gestionnaire de la mutuelle

Souvent, l’administration quotidienne de la mutuelle sera confiée à un gestionnaire de la mutuelle. Cela permet d’éviter les coûts liés à l’embauche d’employés pour l’émission des polices, la collecte des primes et le paiement des sinistres.

Dans certains cas, la mutuelle peut sous-traiter toutes ses activités au gestionnaire de la mutuelle, qui rendra compte directement au conseil d’administration. Il peut s’agir de responsabilités en matière de marketing de la mutuelle, les budgets étant fixés en accord avec le conseil d’administration.

Plus d’informations : mutuelleccm.com

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